Partout au Canada, le coût de la vie quotidienne est devenu plus difficile à gérer. Les dépenses liées à l'alimentation, au logement, au transport et aux services publics représentent désormais une part plus importante du budget des ménages qu'il y a quelques années. Pour de nombreuses familles, il s'agit désormais d'essayer de faire face à la hausse des prix tout en faisant de leur mieux pour s'occuper de leurs enfants et planifier l'avenir. De nombreux parents constatent aujourd'hui plus que jamais que, même avec une bonne planification, la situation peut rester difficile.
Ces dernières années, le coût des denrées alimentaires a augmenté plus rapidement au Canada que dans les autres pays du G7. Les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 6,2 % au cours de l'année dernière, ce qui a valu au Canada le titre de « capitale de l'inflation alimentaire » du G7. Pour les familles qui doivent déjà jongler entre le loyer ou les remboursements hypothécaires, les frais de garde et les frais de transport, même une modeste augmentation du prix des produits alimentaires peut modifier de manière discrète mais significative le pouvoir d'achat de leur salaire.
La hausse des coûts touche particulièrement les parents
Les parents ressentent souvent plus fortement l'impact de l'inflation, car une grande partie de leurs dépenses sont fixes ou essentielles. L'alimentation, le logement, les frais scolaires et les activités de base ne sont pas facultatifs, et il est difficile de réduire ces dépenses sans nuire à la qualité de vie.
Une récente enquête menée par Fig en collaboration avec Angus Reid a révélé que 35 % des parents canadiens considèrent que la hausse du coût des produits de première nécessité est le plus grand défi financier auquel ils ont été confrontés au cours de l'année écoulée. Cette observation aide à comprendre pourquoi de nombreuses familles se sentent sous pression même lorsqu'elles travaillent, gèrent leur budget et font des choix judicieux.
La hausse des coûts n'entraîne pas toujours une crise immédiate, mais elle crée une pression. Les parents peuvent reporter les rendez-vous chez le dentiste, retarder le remplacement des vêtements d'hiver usés ou réduire discrètement les activités extrascolaires. Ces décisions sont souvent invisibles de l'extérieur, mais elles influencent considérablement la vie quotidienne de la famille.
L'insécurité alimentaire n'est plus rare
Lorsque les prix des denrées alimentaires augmentent plus rapidement que les revenus, l'insécurité alimentaire devient un risque croissant. L'insécurité alimentaire peut prendre différentes formes, elle ne signifie pas toujours se priver complètement de repas. Elle peut également se traduire par le fait de ne pas acheter de produits frais, d'acheter des produits moins chers mais moins nutritifs, ou de ressentir une anxiété constante quant à savoir si les provisions alimentaires dureront jusqu'à la prochaine paie.
En Ontario, l'ampleur de ce problème est devenue de plus en plus difficile à ignorer. Selon le rapport Feed Ontario Hunger Report 2025, plus d'un million de personnes ont eu recours à une banque alimentaire en Ontario entre le 1er avril 2024 et le 31 mars 2025. Cela représente une augmentation de 87 % du nombre d'utilisateurs depuis 2019-2020, ainsi qu'une augmentation de 165 % du nombre total de visites.
Ces chiffres sont plus que de simples statistiques : ils représentent des familles, des personnes âgées, des nouveaux arrivants et des travailleurs qui font tout leur possible pour s'en sortir. Aujourd'hui, de nombreuses personnes qui ont recours aux banques alimentaires ont un emploi ou perçoivent un revenu fixe qui n'a pas suivi le rythme de l'inflation. Les banques alimentaires ne sont plus le dernier recours d'un petit groupe de personnes ; elles font désormais partie des stratégies d'adaptation d'un nombre croissant de ménages.
Comprendre la pression sans rejeter la faute sur qui que ce soit
Il est important d'aborder la question de l'insécurité alimentaire avec prudence et empathie. Avoir besoin d'aide pour faire ses courses n'est pas un échec personnel. C'est souvent le résultat de conditions économiques plus larges sur lesquelles les individus ont peu de contrôle : hausse des prix des denrées alimentaires, offre limitée de logements, taux d'intérêt plus élevés et stagnation des salaires.
La honte peut empêcher les gens de demander de l'aide rapidement, ce qui peut aggraver le stress financier au fil du temps. Des conversations réfléchies sur les pressions liées au coût de la vie contribuent à normaliser la réalité selon laquelle de nombreuses familles sont confrontées à des défis similaires, même si ces défis semblent différents d'un foyer à l'autre.
Pourquoi ce moment est-il plus important que jamais ?
L'augmentation du coût de la vie modifie la façon dont les familles planifient, établissent leurs priorités et prennent leurs décisions. Cela affecte non seulement le contenu du panier d'achat, mais aussi la façon dont les parents envisagent les opportunités d'enrichissement, l'implication dans la communauté et la stabilité à long terme pour leurs enfants.
Comprendre l'insécurité alimentaire comme faisant partie d'un défi plus large lié au coût de la vie permet aux communautés de réagir avec compassion plutôt qu'avec jugement. Cela crée également un espace pour des initiatives, des partenariats et des programmes locaux axés sur l'accès, la dignité et le soutien, en particulier pour les familles avec enfants.
Perspectives d'avenir
Alors que les communautés de l'Ontario et du Canada cherchent des moyens de soutenir les familles, les discussions sur l'accessibilité financière, l'accès et l'inclusion prennent chaque jour davantage d'importance. Pour lutter contre l'insécurité alimentaire, il faut à la fois apporter un soutien immédiat et réfléchir à long terme à la manière dont les familles peuvent participer pleinement à la vie de leur communauté sans subir de pression financière constante.
Cette compréhension plus large jette les bases de futures discussions sur l'accessibilité financière, notamment sur la manière dont la hausse des coûts affecte l'accès des enfants aux sports, aux loisirs et aux programmes communautaires. Pour les familles qui doivent aujourd'hui faire face à une augmentation de leurs dépenses alimentaires, ces liens ne sont pas abstraits. Ils font partie du même exercice quotidien d'équilibre.
Créer un espace pour un dialogue réfléchi et bienveillant sur ces réalités est un pas vers la garantie que les systèmes de soutien reflètent les expériences vécues par les familles canadiennes et que personne ne se sente seul face à la hausse des coûts.
Une note spéciale à l'intention des parents
Si vous êtes un parent confronté à l'augmentation des factures d'épicerie, à des budgets plus serrés et à des compromis difficiles, il est important de le dire clairement : vous n'êtes pas seul et vous n'échouez pas. De nombreuses familles à travers le Canada sont confrontées à des pressions similaires, même si cela ne se voit pas toujours.
Faire de son mieux dans un environnement difficile demande de la résilience, de l'attention et des ajustements constants. Choisir ses priorités, savoir où faire des économies et quand demander de l'aide fait partie de cette réalité, et ne reflète en rien vos efforts ou vos valeurs. Les conversations sur l'accessibilité financière, l'alimentation et l'accès aux ressources sont importantes, car elles nous rappellent que ces défis sont communs et que la compassion et la communauté jouent un rôle important dans la façon dont les familles vont de l'avant.
DISCLAIMER: Ce guide est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis juridique ou financier.





