Récemment, GlobeNewswire a rendu compte d'une nouvelle étude nationale commandée par Fig, qui met en lumière la façon dont les Canadiens vivent l'endettement, le stress financier et les conversations sur l'argent. Les résultats indiquent une prise de conscience croissante du fait que les difficultés financières ne sont pas seulement des défis économiques, mais aussi émotionnels.
Selon le sondage, 94 % des Canadiens estiment que parler de ses difficultés financières devrait être plus acceptable socialement, ce qui témoigne d'un fort désir d'ouverture et d'une volonté de réduire la stigmatisation liée aux finances personnelles.
L'étude a été menée auprès de plus de 1 500 adultes à travers le Canada et montre comment l'augmentation de l'endettement influence la confiance, les relations et le bien-être général.
La pression financière est de plus en plus émotionnelle
La recherche montre que les difficultés financières sont étroitement liées à la façon dont les Canadiens se perçoivent et envisagent leur avenir. Si le niveau d'endettement est souvent exprimé en chiffres, l'impact émotionnel derrière ces chiffres est considérable.
L'enquête a révélé que 84 % des Canadiens ont actuellement des dettes et que 14 % ne savent pas s'ils pourront un jour les rembourser intégralement. Ces chiffres suggèrent que le stress financier est devenu une présence persistante dans de nombreux foyers.
Les dépenses imprévues sont une source majeure de préoccupation.
45 % des Canadiens affirment qu'une seule dépense imprévue pourrait compromettre leur situation financière.
57 % des milléniaux déclarent qu'une facture surprise pourrait les ruiner financièrement.
47 % affirment qu'une urgence de 10 000 $ les pousserait à s'endetter, tandis que 32 % affirment que même 5 000 $ auraient le même effet.
Dépenses quotidiennes et utilisation du crédit
L'étude souligne également comment les habitudes de consommation modernes contribuent à la pression financière. Vingt-neuf pour cent des Canadiens déclarent avoir régulièrement recours à des cartes de crédit ou à des prêts pour couvrir leurs dépenses quotidiennes, tandis que 60 % estiment que les moyens de paiement modernes tels que Apple Pay, les programmes « Achetez maintenant, payez plus tard » et les paiements en un clic facilitent l'endettement.
Pour certains, la gestion du crédit est devenue de plus en plus difficile. Vingt-sept pour cent des répondants déclarent avoir du mal à contrôler leur utilisation des cartes de crédit ou des options « Achetez maintenant, payez plus tard », soulignant ainsi que la commodité peut parfois entraîner des conséquences financières imprévues.
Anxiété, culpabilité et fatigue décisionnelle
Au-delà des finances elles-mêmes, l'enquête révèle le poids émotionnel que portent de nombreux Canadiens. Trente-neuf pour cent déclarent que leurs soucis financiers les ont empêchés de dormir la nuit, et 34 % déclarent avoir perdu tout espoir concernant leurs finances au cours de l'année écoulée.
La fatigue décisionnelle est un autre thème récurrent. Quarante-deux pour cent des Canadiens se sentent dépassés par le nombre de décisions financières qu'ils doivent prendre au quotidien. Cette pression est encore plus prononcée chez les jeunes Canadiens, 59 % des 18-34 ans et 49 % des 35-54 ans déclarant avoir des difficultés à gérer les décisions financières constantes.
Ces pressions contribuent à une culture de la culpabilité. Cinquante et un pour cent des Canadiens déclarent se sentir coupables de dépenser de l'argent pour eux-mêmes, même pour de petits plaisirs, ce qui renforce l'idée que l'argent est désormais lié à un jugement moral plutôt qu'à une planification pratique.
Argent, identité et estime de soi
Les recherches indiquent que le stress financier influence la façon dont les Canadiens se perçoivent. Près de la moitié des adultes de moins de 34 ans déclarent remettre en question leur estime de soi en raison de leur situation financière.
La honte financière reste également très répandue. Quarante et un pour cent des Canadiens déclarent qu'ils préfèrent admettre avoir pris du poids plutôt que d'avoir des difficultés financières, ce qui souligne à quel point il peut encore être difficile de parler ouvertement d'argent.
La pression sociale joue également un rôle. Cinquante-cinq pour cent des Canadiens âgés de 18 à 34 ans déclarent avoir dépensé trop d'argent pour rester au niveau de leurs amis, contre 33 % de l'ensemble des Canadiens. De plus, 45 % des jeunes adultes déclarent avoir caché leurs problèmes financiers pour éviter d'être jugés.
Le rôle de l'argent dans les relations
Les résultats montrent que les finances influencent de manière significative les relations personnelles. La moitié des Canadiens qui ont actuellement des dettes déclarent qu'ils hésiteraient à sortir avec quelqu'un qui a des problèmes financiers. Chez les femmes, ce chiffre atteint 59 %.
L'endettement est également considéré comme un signe d'alerte. Cinquante-cinq pour cent des Canadiens endettés considèrent que le fait d'avoir des dettes est un signal d'alarme, et 58 % considèrent que l'infidélité financière, comme le fait de cacher des achats ou des dettes, est aussi grave que l'infidélité amoureuse.
Ensemble, ces résultats suggèrent que l'argent joue un rôle central dans la confiance, l'attirance et la compatibilité à long terme.
Un désir manifeste pour des conversations plus ouvertes
Malgré les défis mis en évidence, l'étude souligne une opportunité évidente. Bien que l'argent reste l'un des sujets les plus difficiles à aborder ouvertement, 94 % des Canadiens estiment que les conversations sur les difficultés financières devraient être mieux acceptées socialement.
Commentant ces résultats, François Coté, PDG de Fig Financial, a souligné l'importance de l'ouverture, notant que l'argent est désormais étroitement lié à l'identité et à la perception de soi. Selon M. Coté, l'amélioration du bien-être financier commence par la réduction de la honte et l'amélioration de la compréhension.
Mesures pour reprendre le contrôle de ses finances
L'étude présente plusieurs approches qui peuvent aider les Canadiens à se sentir plus confiants quant à leurs finances :
Parler ouvertement d'argent pour réduire la stigmatisation et l'anxiété
Planifier les dépenses imprévues pour éviter que les revers ne s'aggravent
Explorer des alternatives aux banques traditionnelles, car 31 % des Canadiens déclarent faire moins confiance aux banques qu'il y a cinq ans
Examiner régulièrement ses dépenses, ses économies et ses dettes pour réduire le sentiment d'accablement
À propos de l'étude
L'enquête a été menée par Fig auprès des membres du Forum Angus Reid entre le 16 et le 20 octobre 2025. L'étude a porté sur 1 533 adultes canadiens et a été menée en anglais et en français. À des fins de comparaison, un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d'erreur de plus ou moins trois points de pourcentage, dix-neuf fois sur vingt.
Ce contenu est basé sur un rapport publié à l'origine par GlobeNewswire le 13 novembre 2025 et reflète les résultats d'une étude commandée par Fig.





